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  • Autant Christine Fréchette a été à l’image de son parti durant la campagne, c’est-à-dire prompte à l’improvisation maladroite et avec un manque de transparence envers les Québécois.es, autant elle a été victime d’insultes misogynes qui démentent encore un problème au Québec avec le rôle des femmes en politique. En ce sens, je peux comprendre que certaines femmes aient voulu voter pour elle en voyant dans sa candidature une chance de donner plus de place aux femmes dans la politique québécoise. Pour ma part, j’ai préféré voter pour Ruba qui a fait une meilleure campagne et semble être une bien meilleure personne.


  • The moment you define human experience or human consciousness through language is the moment you open the door to emergent properties for that very experience or consciousness. Learning through science that we think or that we act a certain way deterministically is also giving us the means to self-correct or condition ourselves to act or to have a different viewpoint. This is the difference between us and machines: we collectively defined the perimeters of our experiences (phenomenologically or through a science-based approach) and therefore anything that changes that perimeter also changes the context of the human experience in an infinitely recursive way.

    We also use language in ways that make us able to collectively conceptualize the world and its phenomenas, although we individually interpret words differently, idiosyncratically from our individual experience and value systems. This is something else that differentiate us from machines: we don’t need the outputs and inputs to be mathematically the same to minimally understand each other. Our way to communicate, although imperfect and imprecise, has made us able to cooperate on a higher level than any other species (as of known) despite those epistemological hurdles.

    I would posit that LLMs have no such emergent capabilities, as they’re bound by their training datasets and limited by their model’s parameters. The burden of proof for those emergent properties are on the data scientists, and as of yet I have seen no such proof.



  • Et la réflexion sur comment les GMLs en sont arrivés à être capables de générer du texte? On oublie les droits d’auteur?

    Je ne connais pas Bryan Perro, mais je me demande s’il n’y a pas une incompréhension profonde de ce que les GMLs sont capables de faire pour quelqu’un en vienne à écrire ce genre de texte.

    En plus, c’est triste de voir des gens indiquer que la recherche, la relecture et la correction sont des tâches ingrates. Surtout la recherche, c’est la partie la plus stimulante dans la création : trouver son inspiration, mélanger des idées de différentes provenances, trouver un moyen de les faire fonctionner ensemble.

    Pour la relecture et la correction, je suis d’accord que c’est l’étape qui vient après la création, quand on veut rendre ça beau pour les autres. Par contre, de dire que c’est ingrat parce que ça demande des efforts, c’est souhaiter le résultat sans comprendre que son appréciation finale vient dans les efforts déployés durant la démarche.


  • M. Plamondon reconnaît que la proximité avec ces secteurs ainsi que les parcours professionnels similaires de certains membres soulèvent des questions. Le message envoyé par la création de ce conseil est clair pour lui : “C’est vraiment un conseil qui est tourné vers l’industrie de l’intelligence artificielle et qui vise clairement des résultats économiques, d’abord et avant tout”, remarque-t-il en entrevue avec Radio-Canada.

    Parmi les grands absents du Conseil, M. Plamondon note les arts et la culture. “Pour un gouvernement qui vient d’annoncer qu’il allait protéger la souveraineté culturelle […] ne pas voir personne de la culture et des arts, je trouve ça étonnant.” Il souligne aussi l’absence de représentants des travailleurs, alors que la protection et la création d’emplois étaient centrales à la stratégie sur l’IA dévoilée en juin. Le manque d’intervenants avec une expertise indépendante sur l’éthique de l’IA, l’éducation et l’environnement le déçoit également.

    “Dans les faits, il y a beaucoup de connaissances, il y a beaucoup d’amis, il y a des gens qui se parlaient déjà au départ […] Ça va être une belle place d’influence pour pousser leur agenda. Moi, j’aurais voulu voir plus de place pour le public, pour des chercheurs indépendants dans les domaines mentionnés qui ne sont pas là du tout”, observe-t-il. “On veut une souveraineté, mais on ne veut pas nécessairement un regard indépendant sur la forme et les modalités qui permettraient sa mise en œuvre”, ajoute M. Plamondon.

    C’est plate, mais depuis les commentaires de Yoshua Bengio qui va dans l’alarmisme sur les capacités des GMLs plutôt que leurs impacts nocifs sur l’environnement, l’éducation et les médias, je ne lui fais pas confiance pour mettre un frein à l’utilisation illégitime de ces technologies dans la sphère publique. Je suis du même avis que M. Plamondon, c’est une gang d’amis qui vont se donner des tapes dans le dos. J’avançerais aussi que ça va juste ouvrir encore plus la porte aux entreprises détentrices de GMLs pour venir siphonner l’argent public.






  • J’ai réfléchi à ça lors d’une nuit d’insomnie due à de la fièvre: il faut que le mouvement souverainiste aborde mieux la question des Premières Nations. Peut-on formuler un projet de transition, dans lequel on découpe le territoire québécois en créant des zones autonomes? Consentir avec eux sur le développement économique et avoir des balises environnementales communes?

    Une forme de primauté pour une nouvelle nation québécoise sur l’aide à l’utilisation des richesses naturelles, mais qui peut être renoncée afin que les Premières Nations puissent avoir d’autres partenaires économiques, comme le Canada? C’est sûr que ça devra être bien balisé pour éviter que des forces externes utilisent des pactes économiques avec les Premières Nations afin de saboter la souveraineté québécoise.

    Si ce projet se fait sur quelques décennies et qu’on peut donner peu à peu plus d’autonomie aux Premières Nations, tout en maintenant un partenariat solide pour le partage du territoire, serait-ce viable? En mon sens, il est impossible de penser à une nation québécoise souveraine sans aborder la question de front. Le PQ a beau dire qu’il est pour l’autodétermination des peuples, ça devra selon moi commencer par celle de tes voisins.


  • J’ai réfléchi à ça lors d’une nuit d’insomnie due à de la fièvre: il faut que le mouvement souverainiste aborde mieux la question des Premières Nations. Peut-on formuler un projet de transition, dans lequel on découpe le territoire québécois en créant des zones autonomes? Consentir avec eux sur le développement économique et avoir des balises environnementales communes?

    Une forme de primauté pour une nouvelle nation québécoise sur l’aide à l’utilisation des richesses naturelles, mais qui peut être renoncée afin que les Premières Nations puissent avoir d’autres partenaires économiques, comme le Canada? C’est sûr que ça devra être bien balisé pour éviter que des forces externes utilisent des pactes économiques avec les Premières Nations afin de saboter la souveraineté québécoise.

    Si ce projet se fait sur quelques décennies et qu’on peut donner peu à peu plus d’autonomie aux Premières Nations, tout en maintenant un partenariat solide pour le partage du territoire, serait-ce viable? En mon sens, il est impossible de penser à une nation québécoise souveraine sans aborder la question de front. Le PQ a beau dire qu’il est pour l’autodétermination des peuples, ça devra selon moi commencer par celle de tes voisins.

    Correction: mauvais fil, la fièvre est pas encore totalement partie - https://lemmy.ca/post/71586210




  • Ça va être tellement abusé par le corps policier. C’est quoi la définition d’une insulte?

    City councillor Carla Beauvais heavily criticized the administration for not providing clear definitions. She also questioned the lack of public consultations. “A threat can be proven. An offensive word is felt. And how a person feels can vary from one person to another. So where does the offence begin? Where does permissible anger end? The text doesn’t say,” said Beauvais.

    She cited various decisions from the Quebec City municipal court in which judges could not agree on what constitutes an insult, raising concerns that the rule will cause a backlog at the courthouse.

    Encore plus de raisons d’être stressé.e inutilement par la présence policière. C’était tellement l’enjeu qu’il fait réglér en priorité, tsé. Et le racisme systémique des agents de police? Aucune enquête du Bureau d’enquête indépendant qui a mené à des poursuites? La police qui attaque des journalistes lors des manifestations?

    Je suis cynique, mais Soraya voulait le corps policier de son bord. Voilà, un peu de clientélisme et on passe au prochain dossier.



  • J’ai beaucoup de difficultés à entendre se justifier des réflexes réactionnaires qui sont liés à la discussion publique sur l’identité québécoise. Je dis pas que ce que c’est exactement ce que présente la personne que Mounir interview, mais à un moment donné, il faut que tout le monde ait une réflexion sur leur attachement culturel à leur pays d’origine (québécois.e inclu.e). La culture ça s’exprime surtout par une cohabitation humaine dans la vie de tous les jours, pas tant dans les discours publiques qui sont souvent l’expression d’une classe dominante.

    C’est peut-être pas le premier enjeu dans la vie d’une personne qui vient d’immigrer et qui doit se trouver un lieu où habiter, une école pour ses enfants et une job pour survivre dans le capitalisme sauvage nord-américain. Par contre, ça n’élève en rien la discussion de dire “ah bin fuck you, je vais m’opposer au modèle québécois en grande partie parce que les politiciens québécois ont des propos racistes”. Résultat, toute la société civile et le vivre ensemble en écoppent, l’apathie domine.

    Je suis d’accord que le discours du PQ est divisif, mais j’ose exprimer un doute sur la volonté d’une personne à s’intégrer dans la culture québécoise si tout ce que cette personne cherche à faire en venant au Québec, c’est de seulement se trouver une place dans le modèle d’exploitation capitaliste. Ce même modèle que je rattacherais aussi au multiculturalisme canadien qui ne favorise pas l’intégration, mais plutôt rejette l’idée d’un projet de société basé sur des valeurs communes, outre celle accordée au capital.

    Je pense que nous avons rejeté une partie de cette doctrine-là avec la Révolution tranquille, mais que le néolibéralisme (qu’a aussi adopté le PQ à la fin du siècle dernier) a participé au désagrègement du projet québécois et de sa mise en place d’un modèle interculturel qui promouvoit l’idée d’une identité québécoise tangible. Celle d’une identité où on considère positif ce qu’apporte la culture québécoise, de l’époque Nouvelle-France jusqu’aux réalités multiethniques contemporaines, Si on rejette tout de ce continuum sans nuance (les critiques constructives sur les problématiques coloniales, religieuses et celles adressés aux classes dominantes sont toujours bienvenues), je ne crois pas qu’on puisse se dire québécois ou québécoise sans faire sourciller les autres.


  • Je suis super en retard sur la publication du fil, mais je veux partager une opinion. Le problème c’est pas dans l’utilisation de grands modèles de langage pour des tâches complexes, comme l’océrisation, le traitement naturel du langage ou même pour faire des diagnostics rapides sur de grands ensembles de données.

    Le problème c’est que tout le monde l’utilise à n’importe quelle sauce. C’est le réflexe facile qu’a maintenant le col blanc moyen: ah, je sais pas la réponse, demandons à ChatGPT/Claude/Copilot!

    Aucune réflexion sur l’usage, aucune réflexion sur l’impact. Et quand tu essaies de questionner des gens dans ton cercle professionnel: a-t-on évalué la valeur ajoutée de former quelqu’un pour faire cette tâche, peut-on collaborer entre collègues plutôt que déléguer à un robot conversationel – la réponse c’est ON N’A PAS LE TEMPS. Et suivent après les faux truismes comme “la job de développeur informatique c’est maintenant d’utiliser ces outils-là, sinon t’es voué.e à disparaitre”, “toutes les révolutions industrielles n’ont pas diminué le nombre d’emplois disponibles” ou encore “le chômage chez les jeunes n’est pas influencé en grande mesure par l’utilisation des GML”.

    Ça prend des polticiens, quitte à ne le faire que pour rassurer ceux les plus affectés, c’est-à-dire les jeunes qui rentrent sur le marché de l’emploi, qui disent qu’ils ne vont pas couper dans les postes en donnant la charge de travail à un GML. Bonne chance: tous les politiciens sauf QS vendent l’idée de diminuer les dépenses de l’État à l’aide des GML…





  • La question sous-jacente, c’est avec l’intention de favoriser un parti en particulier ou de juste créer du chaos?

    La seule perspective que je verrais, c’est de diminuer la capacité d’autodétermination des canadiens et des québécois. Potentiellement, on pourrait voir une volonté de Washington de favoriser la séparation du Québec (et de l’Alberta) afin de diminuer la cohésion du Canada. Pourtant, ça semble avoir l’effet contraire (remontée de la CAQ, un parti pas mal plus ancré dans le statu quo que dans l’indépendance).

    Par contre, si le but est seulement de créer de la dissension entre les canadiens, ça l’a du sens. Comme le fait la Russie/Putin et la Chine en alimentant des théories conspirationnistes grâce aux bots et aux influenceurs à leur solde. Le but semble être de générer plus de discordes et de perte de confiance envers les autorités gouvernementales, ce qui déstabilise les gouvernements et parfois favorise l’ascension de partis politiques isolationnistes. Fragmenter l’Ouest pour diminuer leur capacité de réagir lorsqu’il y aura des conflits armés.

    Dans le cas des États-Unis, ça serait pour faciliter la domination de l’establishment américain (compagnies privées et les organisations internationales qui poussent les politiques néocolonialistes américaines, comme le FMI). Pas impossible, mais difficile à déterminer avec certitude.


  • J’aimerais ajouter une clause pour que la loi prenne en compte le puissant culte de l’argent qui bafoue nos valeurs traditionnelles québécoises. On va ainsi interdire les signes religieux du culte avec des amendes salées pour les démonstrations d’opulence ostentatoires. De plus, les personnes qui indiquent leur appartenance au culte par leurs avoirs (patrimoine au-dessus de 10 millions) seront bannies de la sphère publique.

    Pour avoir un état laïque fort, il faudra aussi abolir les subventions aux organismes liés à ce culte (firmes privées, compagnies multinationales). S’ils veulent pouvoir faire des démonstrations publiques, comme la F1, ces organismes devront payer une somme correspondant à 5% de leur patrimoine. Et oui, je vais me battre dans un autobus pour faire ajouter cette clause!